A l'heure où nous devons nous décider par référendum sur la future constitution européenne et où nous sommes abreuvé quotidiennement de nouveaux sondages, il est intéressant de lire ce qui se disait en 2002 aux lendemain des élection présidentielles lors du 3ème Colloque Francophone sur les Sondages organisé par la SFS à Autrans près de Grenoble :
- sur la méthode des quotas utilisée par les sondeurs et en particulier l'importance des facteurs de redressement utilisés (entre 5 et 10 points !) et le secret maintenu autour de ces facteurs de redressement,
- sur le "sérieux" des instituts de sondage,
- sur l'usage social disproportionné des sondages,
- sur les insuffisance de la commission des sondages,
- sur la nécessité de communiquer les "marges d'erreur" dans les sondages, etc.
(Au fait, quel est l'institut de sondage ou le média qui communique clairement aujourd'hui la marge d'erreur sur un sondage ? je ne parle pas de l'incertitude liée au fait qu'une partie significative de l'électorat n'a pas encore pris de décision ou est susceptible de changer d'avis d'ici le 29 mai 2005 mais de l'imprécision inhérente à la méthode des quotas. Evidemment, écrire par exemple en première page "le OUI entre 44% et 54%, le NON entre 46% et 56%" ce n'est pas très vendeur !!! )
Une table ronde était consacrée aux « Sondages et élections du printemps 2002 en France », sous la présidence de Gérard Grunberg, Directeur de recherche au CNRS (CEVIPOF) et Directeur scientifique de Sciences Po. Le débat a été à la fois très riche et parfois tendu. la suite....


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